Lune orange.
Une fleur endormie aux cheveux qui ondulent
Infiniment perdue sur un lit de fortune,
Son corps chaud et fruité et le soupir tremblant,
Des formes effleurées de songes pénétrants.
Une rose rouillée dans mon estomac rouge,
Une rose épicée aux épines dressées,
Lacère, viscérale, ma gorge et ma bouche,
Comme le zeste amer d'un amour désossé.
Je suis parti là-bas en suivant les étoiles.
Les embruns vous diront, un peu de mon histoire
Entre Gênes et Tunis, vers les sables mouvants,
Vers l'horizon muet où personne n'attend.
Un feu de bois pleurait la nuit à Ghardaïa
La piste était si longue et le sable si froid
Un malheureux perdu rampant entre les dunes
S'est écroulé enfin en regardant la lune.
Il est resté là-bas près de la lune orange.
Une rose dorée a séché, c'est étrange,
Dans un vase de grès, érodé par le vent
Dans l'horizon muet, où personne n'attend.
Refrain :
Moi je n'ai plus le temps d'aimer.
Mon pardessus est si râpé,
Et mes souliers sont si usés,
Que je n'ai plus le temps d'aimer.
Une fleur endormie aux cheveux qui ondulent
Infiniment perdue sur un lit de fortune,
Son corps chaud et fruité et le soupir tremblant,
Des formes effleurées de songes pénétrants.
Une rose rouillée dans mon estomac rouge,
Une rose épicée aux épines dressées,
Lacère, viscérale, ma gorge et ma bouche,
Comme le zeste amer d'un amour désossé.
Je suis parti là-bas en suivant les étoiles.
Les embruns vous diront, un peu de mon histoire
Entre Gênes et Tunis, vers les sables mouvants,
Vers l'horizon muet où personne n'attend.
Un feu de bois pleurait la nuit à Ghardaïa
La piste était si longue et le sable si froid
Un malheureux perdu rampant entre les dunes
S'est écroulé enfin en regardant la lune.
Il est resté là-bas près de la lune orange.
Une rose dorée a séché, c'est étrange,
Dans un vase de grès, érodé par le vent
Dans l'horizon muet, où personne n'attend.
Refrain :
Moi je n'ai plus le temps d'aimer.
Mon pardessus est si râpé,
Et mes souliers sont si usés,
Que je n'ai plus le temps d'aimer.
