Sur une péninsule
Sur le sentier pierreux qui grimpe à la fontaine,
Mon regard embrumé de grisaille et de pluie
S'oublie vers le passé, et ta main dans la mienne,
S'insère et se confond pour tuer son ennui.
Les nuages crémeux en masses filandreuses
S'entrelacent lascifs en bavures pâteuses
Qui festonnent de deuil le soleil moribond.
Au bout de l'horizon, sa balle de ping-pong,
En perle du Japon surveille le lagon.
Et la brume caresse ce pamplemousse rond,
En chatouillis troublants mûrissant de plaisir,
Avant que de sombrer, avant que de gésir.
Il s'immerge figé dans la gangue grisée,
Par un fusain huileux en traces d'égrisée.
Il cache sans mot dire, son visage de cire.
Le linceul de la nuit l'enveloppe engourdi,
Délaissant son argent dans un dernier soupir,
Sur une vague blonde aux formes arrondies.
Il rejoint ces marins et tous ces capitaines,
Ces cormorans mourrant vers les îles lointaines
Envolés en fumée dans le bleu de la nuit.
Sur le sentier pierreux qui grimpe à la fontaine,
Mon regard embrumé de grisaille et de pluie
S'oublie vers le passé, et ta main dans la mienne,
S'insère et se confond pour tuer son ennui.
Les nuages crémeux en masses filandreuses
S'entrelacent lascifs en bavures pâteuses
Qui festonnent de deuil le soleil moribond.
Au bout de l'horizon, sa balle de ping-pong,
En perle du Japon surveille le lagon.
Et la brume caresse ce pamplemousse rond,
En chatouillis troublants mûrissant de plaisir,
Avant que de sombrer, avant que de gésir.
Il s'immerge figé dans la gangue grisée,
Par un fusain huileux en traces d'égrisée.
Il cache sans mot dire, son visage de cire.
Le linceul de la nuit l'enveloppe engourdi,
Délaissant son argent dans un dernier soupir,
Sur une vague blonde aux formes arrondies.
Il rejoint ces marins et tous ces capitaines,
Ces cormorans mourrant vers les îles lointaines
Envolés en fumée dans le bleu de la nuit.
